Questions à poser au médiateur avant le premier entretien
Temps de lecture env. 2 min · Fundacja One Reason
Pourquoi préparer des questions
La médiation peut aider à mettre en place une circulation pratique des informations concernant l'enfant. Elle n'a pas à résoudre toute l'histoire. Des questions bien préparées aident à éviter que la rencontre ne se transforme en une liste de reproches.
Questions sur les règles
Demande :
- en quoi consiste la confidentialité de la médiation,
- si la médiation est volontaire,
- comment le médiateur réagit face à une escalade,
- s'il est possible de n'aborder qu'un seul sujet,
- si les accords peuvent être consignés de manière neutre.
Questions sur l'enfant
Tu peux demander :
- comment mettre en place un canal d'information sur l'école,
- comment limiter la transmission de messages par l'intermédiaire de l'enfant,
- comment aborder les dates de contact sans pression,
- comment consigner les règles d'information sur la santé et les événements,
- comment réagir lorsque le contact n'a pas lieu.
Ce qu'il ne faut pas apporter au départ
Ne commence pas par poser un diagnostic sur l'autre parent. N'apporte pas des centaines de captures d'écran sans aucun ordre. Ne demande pas au médiateur de "te donner raison". Prépare trois événements et trois sujets concernant l'enfant qui nécessitent d'être réglés.
Comment préparer tes trois sujets
Plutôt que de décrire toute l'histoire, choisis trois domaines qui ont un réel impact sur l'enfant. Par exemple : les informations sur l'école, les dates de contact, la façon de transmettre les informations sur la santé. Pour chaque domaine, ajoute un événement, un problème d'organisation et une proposition de solution apaisée.
Une bonne note avant la médiation peut ressembler à ceci : "Je ne reçois pas d'informations sur les réunions. Je demande qu'il soit convenu que les deux parents soient ajoutés au cahier de liaison électronique et reçoivent les informations d'organisation de l'établissement." C'est concret. Cela n'exige pas de juger le caractère de l'autre parent.
Quand la médiation n'est pas sûre
S'il existe une interdiction de contact, une interdiction d'approche, une procédure pénale ou une menace réelle pour la sécurité, ne pars pas du principe qu'une médiation ordinaire est la bonne voie. Demande à un avocat ou à un point d'aide juridique gratuite si un entretien avec un médiateur est admissible, sous quelle forme et avec quelles garanties.
La médiation ne doit pas être un moyen de contourner une interdiction. Le médiateur n'est pas un canal pour faire pression sur l'enfant ou sur l'autre parent. La médiation a pour but d'organiser des accords sûrs, s'ils sont juridiquement possibles.
Un bon objectif de médiation
Un bon objectif ressemble à ceci : "Je veux mettre en place une manière simple de transmettre les informations concernant l'enfant, pour que l'enfant ne soit pas un messager et pour que les questions d'organisation ne disparaissent pas dans le conflit."
Document d'information de la fondation One Reason (Fundacja One Reason). Ne constitue pas un conseil juridique ; pour les situations individuelles, consultez un avocat en droit de la famille ou l'institution compétente.